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Dernier film vu au cinéma

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Message par surfeur51 Mar 19 Nov - 21:24

snaky930 a écrit:Malheureusement, je regarde depuis tellement longtemps les films en VOST que je suis devenu totalement réfractaire à la moindre VF !

Cela doit être problématique pour les films français... Razz Laughing
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Message par snaky930 Mer 20 Nov - 16:59

surfeur51 a écrit:Cela doit être problématique pour les films français... Razz Laughing

Je ne pousse pas le vice à acheter un import étranger d'un film français pour le voir en non VF lol!
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Message par surfeur51 Mer 20 Nov - 17:17

snaky930 a écrit:Je ne pousse pas le vice à acheter un import étranger d'un film français pour le voir en non VF lol!

Moi ça m'arrive quand le film est introuvable en France, comme par exemple "Mes Nuits sont plus belles que vos jours". Dans ce cas, je les regarde en VO Laughing

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Message par Hotkiller Mer 20 Nov - 19:35

snaky930 a écrit:
En HS, j'ai vu Traîné sur le bitume, conseillé par l'ami Hotkiller, c'est, en effet,  du très bon. pouce

Content que ça t'ait plu c'est cool. C'est effectivement un très bon film (smiley qui fait un pouce gagnant mais que j'arrive pas à trouver...!)
Ah bin si j'avais pas vu que y'a un ascenseur Rolling Eyes pouce
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Message par Hotkiller Mer 20 Nov - 19:37

Dernier film vu au cinéma - Page 2 1574273951-letraitre


Résumé
Sicile,
Années 80,
Palerme d’un côté…Corleone de l’autre.
Exilé au Brésil Tommaso Buscetta, parrain de Palerme est arrêté puis extradé vers l’Italie. A son retour il rencontrera un certain Giovanni Falcone…le crime organisé en Sicile ne sera plus jamais le même.

Note : 6/10

Avis artistique
On ne compte plus le nombre de films sur les truands qui ont exercé cette fascination parfois un peu morbide sur les spectateurs que nous sommes. Depuis les films de James Cagney, les Scarface, Casino et autres Godfather, tous sans exception, outre le fait d’être des monuments du 7ème art avaient ce dénominateur commun dans la personnalisation du mal : le bandit, le voyou, le voleur ou l’assassin.

Mais dans le cas de ce Traître ne vous attendez pas à une variation sur une réalité quelque peu déformée qui laisserait libre cours à une fantaisie de la part du réalisateur. Non, Marco Bellocchio se veut le conteur des faits, de la description documentaire et s’emploie à recréer parfaitement l’atmosphère délétère et assassine qui règne en ce début des années 80 en Sicile.

Le principe de l’émission est simple : d’un côté la mafia de Palerme dirigée par Stefano Bontate et de l’autre la mafia de Corleone dirigée par Salvatore (dit Toto) Riina. Et le jeu est « Qui va bouffer qui ? Qui prendra le contrôle de l’île et du juteux trafic de drogue ? »  Exilé au Brésil Tommaso Buscetta, membre du clan de Palerme, voit ses anciens amis se faire envoyer ad patres dans un ballet régulier et sanglant d’assassinats ainsi que ses deux fils, son frère, son gendre, son neveu etc…
Arrêté au Brésil il est extradé mais c’est un Buscetta un peu usé qui repose le pied en Sicile avec une marge de manœuvre très étroite : accepter la prison et le risque de se faire dessouder par un second couteau une fois que les matons auront le dos tourné à compter leurs billets en poche ou….rencontrer le nouveau procureur responsable du pool anti-mafia en la personne de Giovanni Falcone.
Et le moins que l’on puisse dire c’est que Buscetta va parler, longuement, de façon détaillée avec Falcone pendant de nombreux mois ce qui aboutira au maxi procès de Cosa Nostra en 1986 avec 475 accusés dont Toto Riina et tous les grands chefs mafieux.

Le film de Bellocchio est très linéaire et suit le fil conducteur des discussions Buscetta/Falcone. De nombreuses scènes viennent ensuite rythmer le procès avec la confrontation directe de Buscetta et ses anciens acolytes/ennemis et l’on assiste médusé à des mensonges éhontés du type « Non je ne connais pas ce Monsieur ! » et là où cela devient fascinant c’est qu’on est dans le vrai. Tout ceci est réel, ce n’est plus de la fiction comme dans le Parrain, les insultes sont véridiques, les menaces tout autant et au rythme où se déroulent les morts et les exécutions on comprend rapidement la mise en danger tant de Falcone que de Buscetta car sur le fond les deux ont certes des motivations différentes mais une volonté commune de mettre à mal toute l’Organisation comme on disait pudiquement dans les années 70.

Car le maître mot dans tout ça c’est la loyauté, vaste et nébuleux concept totalement protéiforme selon celui qui l’emploie.
Pour Buscetta, s’il parle c’est parce que ses ex-collègues ont dévié le code d’honneur, Toto Riina en tête, et se sont montrés déloyaux en allant tuer des personnes qui n’appartenaient même pas à la mafia sous prétexte qu’elles le connaissaient ou présentaient avec lui un lointain degré de parentalité. Témoin de cette dérive ultra-violente jusque dans la chair de sa chair il estime que son serment d’allégeance ne joue plus et qu’il peut libérer ainsi sa parole.
Pour les autres, la trahison à l’omerta faite loi est impardonnable. Le serment qui vous lie à la mafia est perpétuel, indélébile et ne souffre aucune remise en cause. De fait celui qui parle est celui qui trahit. Celui qui trahit a failli à sa parole. Celui qui a failli à sa parole doit mourir.

Les louanges à Santa Rosalia (la sainte patronne de la ville de Palerme) de la première scène du film voyant Palermitains et Corleanais  se prendre dans les bras et se féliciter des jours à venir avec l’incroyable succès du trafic d’héroïne, sont lointaines et oubliées. Les faux-semblants, les discussions et tractations d’arrière cour règnent en maître désormais. Et tous autant qu’ils sont, malgré leurs croyances et parfois leur dévotion mal placée ont depuis longtemps envoyé se faire foutre la vieille règle de droit romain du « Nemo auditur propriam turpiduninem allegans » pour une ligne de conduite plus radicale qui ne laisse aucune place à la pitié et la miséricorde.

Car sur le fond ce que montre très bien le film c’est que tous ces truands ne sont ni plus ni moins que des culs-terreux, « ignorante, maleducati… » avec des baloches aussi larges qu’un raisin de Corynthe et que leur seule défense c’est le déni, la dénonciation calomnieuse, drapés qu’ils sont dans leur arrogance et leur paranoïa. Même 25 ans plus tard quand Provenzano (l’un des derniers boss de Corleone, fugitif depuis 1963 et dont la dernière photo connue remontait à 1959 !) se fera choper par les carabiniers après des années de cavale, il vivait dans une ferme miteuse qui ne ressemblait à rien depuis de nombreuses années, habillé comme un « sans-dents » alors qu’il dirigeait tout le trafic de drogue de l’ile. On est loin des fastes de Tony Montana ou de Sam Ace Rothstein dans Casino.
Non et c’est là que le parti pris de Bellocchio est intelligent c’est qu’il nous montre ces truands dans toute leur laideur et leur bêtise (au point que même l’image du film est volontairement parfois presque cradingue) et qu’en tant que spectateur on reste pantois parfois par les discours tenus, le foutage de gueule éhonté avec lequel ils s’adressent aux juges. Il n’y plus de romanesque et la fresque de Bellocchio est juste aussi froide qu’une dépêche AFP annonçant la liste des sentences à l’issue du procès.

Et c’est paradoxalement tout autant le problème de ce film. Le métrage fait 2h30 et cette approche très documentaire (à croire que c’est la mode avec le récent Adults in the room de Gavras) fait qu’en tant que spectateur nous allons trouver le temps un peu long. Et l’on se plaît à croire qu’un documentaire en deux parties de 45mn sur Planète Justice aurait largement suffi. Trop de scènes sont répétitives (scènes du procès notamment), tant sur la forme (scènes d’invectives entre protagonistes à se mesurer qui aura la plus grosse) que sur le fond (alternance trop régulière des échanges Falcone/Buschetta avec les scènes du tribunal) et au fur et à mesure il y a comme une forme de desintérêt du spectateur pour ce qui se passe à l’écran. Bellocchio n’a pas voulu utiliser la technique du flashbak qui somme toute, même si elle est facile, aurait pu donner un peu plus de consistance à son film et donc le déroulement linéaire des faits nuit considérablement au récit.
En tant que spectateur on arrive légèrement à rebondir quand on voit ce que devient la famille de Buscetta et surtout son épouse. Mais malgré quelques scènes assommantes (mais dans le bon sens du terme car violentes et répétitives) du début avec ce compteur des assassinats perpétrés en surimpression sur la pellicule, la scène de l’assassinat de Giovanni Falcone (scène très bien faite façon coup de poing dans la gueule rarement vue au cinéma) et cette étrange poignée de main (avérée ?) entre les deux hommes le reste du métrage pâtit de sa trop grande fidélité aux faits. On dit que la réalité dépasse souvent la fiction. Elle la dépasse effectivement dans le cas présent mais c’est insuffisant pour faire un grand film.

D’autres films italiens ont à mon sens su mieux traiter ce qu’était la violence de la mafia (je pense à Romanzo Criminale, Arrivederci Amore Ciao, ou l’excellentissime Suburra), la noirceur de l’âme de ces voyous et sans forcément coller à la réalité s’inscrivaient dans la réalité de leur époque (avec l’attentat de la gare de Bologne, la démission du Pape Benoît XVI…), l’utilisant pour mettre en exergue le comportement déviant des protagonistes sans jamais les encenser ou les défendre. Tous ont choisi un mode de vie violent, il n’y a pas de rémission pour leurs péchés et c’est pas Sainte Rosalie qui les sauvera.

Alors voilà ce que l’on peut dire sur ce film dont l’interprétation est néanmoins au top au premier rang de laquelle celle de Pierfrancesco Favino (Buscetta). Le gars a une vraie gueule de cinéma et peut tout jouer à partir du moment où c’est un personnage néfaste. Il est vrai que c’est un habitué du style (Il Libano dans Romanzo Criminale, un député véreux et manipulateur dans Suburra et le pilote Clay Ragazonni dans Rush) et qui plus est parle le sicilien avec une crédibilité déconcertante (dites vous bien que même les italiens ont du mal à comprendre un sicilien ou un napolitain qui parle dans son dialecte). Pour les autres, moins connus, on retiendra la performance de l’interprète de Falcone, tout en douceur et résilience mis il est permis de penser que Bellocchio ne pouvait faire l’impasse sur Favino tant sa cote cinématographique monte depuis quelques années et qu’il s’est « contenté » de prendre des comédiens avec qui il avait déjà tourné pour les autres rôles. Par ailleurs on notera aussi une certaine ressemblance entre les comédiens et les vrais personnages (pour Falcone et Toto Riina c’est vraiment flagrant).

Le Traître n’est donc pas du tout un film de mafia mais un film sur la mafia et c’est toute la différence. Et c’est son seul défaut. Le gangster n’est pas idéalisé, il est juste décrit sans être dénoncé chacun pouvant se faire son opinion même si la présentation des protagonistes ne laisse pas beaucoup le choix. Pour faire court pas de salaud magnifique et pas de souffle épique dans le propos.

Mais plus largement si d’aventure vous allez faire un tour en Sicile, louez une voiture, passez quelques villes pour emprunter une route légèrement sinueuse qui vous emmènera à 600m d’altitude pour arriver devant un plan en relief en haut duquel est écrit « Citta di Corleone ». Balladez-vous, perdez-vous entre les églises et les maisons aux volets clos (et pas seulement à cause de cette chaleur accablante d’été) et vous arriverez à un endroit étrange où vous pourrez garer votre véhicule. Et vous verrez un simple panneau qui vous indiquera l’endroit où vous vous êtes garé. En plein Corleone ce panneau vous dira que vous êtes garé sur la « Piazza Vittime della Mafia ». Toute une symbolique non ?
 
Ce que ce film n’a dramatiquement pas et c'est fort dommage...
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Message par Hotkiller Dim 24 Nov - 18:17

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JOYEUSE RETRAITE

Résumé : A l’aube d’une retraite au soleil Philippe et Marilou vont rapidement comprendre que leur projet de vie au Portugal va être mis à mal par une famille quelque peu encombrante. La retraite c’est pas vraiment la liberté…

Note : 6,5/10

Avis artistique :
Bon on était dimanche, faisait un temps moyen, alors pourquoi pas aller en salles entre 14 et 16 pour voir quelque chose ? Bon alors : ça, vu ; ça, déjà vu aussi ; la reine des neiges II… oh là nan suis pas déprimé à ce point pis pour entendre l’autre princesse encore cracher sur la caisse d’épargne (….libérée…des livrets…ouais je sais elle est pas terrible mais c’est tout ce qui vient à l’heure de rédaction de cette critique) sans compter les rires affolés des nains facétieux  accompagnés de leurs parents ou grands-parents…non sans façon. Ah bin tiens à propos de grands-parents, allons essayer ce Joyeuse Retraite.
L’aimable contributeur de ce forum ne vous cachera pas qu’il s’est rendu dans la salle avec la même espièglerie que l’on peut lire dans l’œil torve d’un veau qui rentre dans un bâtiment Spanghero mais avait-il le même regard navrant, voire navré à la sortie ?

Hé bien très franchement non. Joyeuse Retraite ne sera certainement pas le film de l’année 2019 mais il reste la comédie humoristique la plus souriante qui soit de l’année. Bon peut-être que l’ineffable Patrick (Dubosc) fera mieux la semaine prochaine dans Toute Ressemblance mais pour l’instant ne boudons pas notre plaisir.

En effet avec un scénario assez simple et qui « parle à tout le monde » le premier film de Fabrice Bracq se révèle être une comédie familiale enlevée et assez bien rythmée. Pour ce faire on retiendra des dialogues percutants qui de façon régulière font mouche tout au long du film et on se plaît à sourire devant ces « mauvais » grands-parents dont l ‘égoïsme est en totale rupture avec ce qu’il convient de faire ou de penser dans notre France de 2019. Un peu à la manière des deux Papa ou Maman dont le seul ressort comique finalement était de voir ces parents devenir odieux pour ne pas avoir à garder leurs gosses, on s’amuse également de voir de quelle façon les deux personnages principaux voient leur plan de retraite au soleil du Portugal contrecarré par les aléas de la vie et surtout de leur famille.
Au regard des personnages tous sont assez bien présentés et ont une certaine « épaisseur ».
Ainsi retiendra-t-on surtout celui de Marilou (Michèle Laroque) qui joue la garce que l’on adore détester parce que trop directive et trop sure d’elle même. Il n’empêche son personnage d’ « attachiante » est sensiblement le moteur du film puisque pas mal de ces répliques participent au rythme du film. La tendresse qui sied à ce genre de comédie est incarnée par le personnage de la grand-mère (Line, mère de Philippe) puisque l’on sait depuis la Boum que non seulement les grands-mères ont cette tendresse innée mais qu’elles savent aussi rester facétieuses. Et là encore ce personnage est une belle réussite car il est fédérateur et le scénario lui donne une importance que l’on voit assez peu dans les personnages de personnes âgées (le réalisateur ne s’est pas contenté  de deux scènes mettant en avant le côté « respect des anciens » de ce type de personnage). Enfin le personnage de Cécile (la fille de Marilou et Philippe), personnage ancré dans l’air du temps avec cette femme responsable d’Ehpad qui bataille duraille entre sa vie de couple, ses gosses et ses parents pour qui retraite ne rime pas avec garde des nains tous les mercredi ou dès que l’Education National est en grève. Pour le reste les seconds rôles sont également bien présentés et reviennent de façon régulière le temps du film sans en casser le rythme et ça c’est assez important pour que ce soit souligné.

Voilà c’est ça, c’est peut être la grande réussite de ce film c’est de ne pas se laisser aller à des temps morts faisant que le spectateur s’ennuie en attendant le prochain bon mot d’un dialogue. Le rythme est égal et même si l’allure du récit est tranquille (c’est pas du niveau des grandes comédies d’humour de Gérard Oury par ex.) le spectateur que nous sommes se laisse juste porter par l’histoire même si l’intrigue est bâchée et connue d’avance (encore que deux scènes arrivent sans prévenir pour dynamiser le film) et c’est sans déplaisir que l’on voit arriver le générique de fin.

Côté casting il y a du beau monde du point de vue comédie à la française avec Michèle Laroque, Thierry Lhermitte et surtout la comédienne Judith Magre (quand on pense qu’elle a tourné avec Duvivier) parfaitement à l’aise dans le rôle de la grand-mère. Lhermitte est bon mais son personnage de retraité « suiveur » de sa femme ne le met pas suffisamment en valeur mais en même temps, c’est Laroque qui a le monopole du bon mot, de la bonne attitude ou du bon geste et qui constitue le fil rouge du film aidée en cela par le personnage de sa fille.

Donc en sortant du cinéma curieuse impression d’avoir passé un moment pas désagréable car le réalisateur a bien bossé ses personnages, ses dialogues et encore une fois la cadence de son film.
Un film qui n’a que la prétention de divertir, qui le fait bien, sans prétention, sans exagération et qui de fait, détonne un peu dans la production française de cette année 2019 bien terne car pour une fois c’est bien écrit.
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Message par snaky930 Mar 26 Nov - 5:33

Autant je pourrais me laisser tenter par le film de Marco Bellocchio (de part le sujet), autant la comédie française... sur un passage TV why not mais guère plus (oui, je sais, j'ai des préjugés et c'est pas bien Laughing ).

Merci une nouvelle fois pour tes retours pouce Merci
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Message par surfeur51 Mar 26 Nov - 6:01

snaky930 a écrit:Merci une nouvelle fois pour tes retours pouce Merci

+1  pouce  Je ne pense pas me précipiter non plus, la retraite, je joue ça tous les jours, et je suis plus dépaysé par des films d'aventure ou des thrillers. Mais pourquoi pas si l'occasion se présente...
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Message par Hotkiller Mar 26 Nov - 12:03

Oui je comprends tout à fait votre engouement exacerbé Very Happy Very Happy
Encore une fois ne vous précipitez pas. Je ne suis même pas sur de le prendre en blu-ray (peut être en dvd quand il sera dans la rubrique 3 acheté, un offert) mais bon il m'a fait penser à ces comédies qu'on voit périodiquement dans la production cinématographique française (je pense à 7 ans de mariage avec Bourdon et Frot, la famille Bélier etc..) qui sont des comédies familiales à voir, justement en famille et c'est pas si désagréable. En tout cas cette semaine c'était ça ou les misérables et là ça se danse différemment (critique à venir).
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Message par Hotkiller Mar 26 Nov - 15:56

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LES MISERABLES

Résumé : de nos jours un policier de province se retrouve affecté à la BAC de Montfermeil en Seine Saint Denis. A la faveur d’une interpellation qui dérape et qui est filmée par un drône, c’est tout le quartier et toutes les communautés qui risquent de s’enflammer…

Note : 4 /10

Avis artistique :
Lauréat du prix du jury à Cannes ce film arrive sur nos écrans avec des critiques dithyrambiques le présentant comme le nouveau « La Haine », comme le film de banlieue par excellence ayant su capter un instantané de la vie contemporaine française avec ses fêlures et ses travers. Il s’agit donc d’un film pleinement sociétal qui va nous montrer non seulement les conditions de travail de la police dans des zones difficiles de la banlieue parisienne mais aussi dans quelle mesure tout ce petit monde s’organise pour que le  couvercle reste bien fixé sur la marmite et éviter que tout ne déborde.

Les films racontant le quotidien du métier de flic au contact du réel sont nombreux (L. 627, Polisse etc…) et quelque part les Miserables ne fera pas exception à la règle d’or de ce genre de film : mettre en scène une dramaturgie sous-jacente basée sur des conditions de vie (pour les habitants) ou d’exercice du job (pour les flics) assez difficiles et donc forcément le film sera organisé en trois actes : la mise en place des protagonistes, le drame, les conséquences du drame. Donc du point de vue narratif on est plus dans un métrage classique qui va crescendo jusqu’à la scène finale.

La première partie du film serait presque comique basée qu’elle est sur le regard provincial de ce jeune flic de Cherbourg qui débarque avec des yeux écarquillés dans un monde dont il ne connaît pas les codes et les usages. Très vite ses collègues le mettront à l’épreuve du bizutage de bon aloi et l’on sent déjà le parti pris du réalisateur, habitué qu’il est du « cop watch » (action qui consiste à filmer les comportements policiers) avec une caméra épaule régulièrement en mouvement. Il n’a en effet pas su éviter les stéréotypes du good cop/badcop avec ce chef de BAC blanc, hétéro, bourru, drapé dans son impunité de flic qu’il va s’attacher à rendre antipathique au possible (scène de l’arrêt de bus, scène sur le marché…). A l’inverse le collègue black semble plus tempéré, plus en harmonie également avec le milieu qui les entoure (puisqu’il en vient) et ce manichéisme convenu est tout sauf novateur et devient rapidement lassant. De ce point de vue là ce film n’apporte absolument rien mais on retiendra dans cette première partie l’harmonie déplacée qui règne entre ces différentes communautés dont le fragile équilibre repose sur la combine, le petit trafic en père peinard à l’ombre de la bienveillance totalement inconvenante de nos représentants de la loi.
Et sur le fond ce qui devient gênant n’est pas véritablement de montrer une zone de non droit qui s’organise tranquillement car après tout nous savons d’ores et déjà que c’est ainsi dans bon nombre de banlieues ou de quartiers de grandes métropoles. Ce qui devient vraiment gênant c’est que le réalisateur prend le parti pris de nous dire que c’est ainsi et surtout que c’est bien ainsi. Après tout, les gamins ne font pas de grosses conneries, les petites dames ne se font pas arracher leur sac et tout ce petit monde va bien même si quelques tensions communautaires ça et là se font sentir. Bref le message est confus : on dénonce ou on dénonce pas ? On met le doigt sur des comportements répréhensibles ou on se contente d’approuver une situation pré-existante mise en place par 70 ans d’échec de politique sociale depuis les flux migratoires des 50’s qui ont permis à la France de se reconstruire après-guerre. Sur ce point, pas de parti pris du réalisateur, pas de réponse ni d’espoir, rien qui ne mette en avant quoi que ce soit qui pourrait sembler positif. C’est ainsi, ce le sera toujours, vivons non pas ensemble, mais vivons avec, et faisons en sorte que l’équilibre précaire entre nous perdure.

Mais heureusement nous avons la religion.
Très important ça la religion.
Ca permet de bien manipuler les masses ça, la religion.
Et on ne peut qu’avoir un sourire navré et amer dans cette scène où « ceux de la mosquée » promettent un chocolat et des gâteaux aux gamins s’ils passent les voir. Là encore, le message n’est pas clair ou plutôt va le devenir au fur et à mesure du récit.
Mais je reviendrai sur ce point un peu plus loin.

C’est alors que dans ce joyeux bazar arrive un cirque en ville. A la faveur d’un vol (un lionceau du cirque a été volé), les communautés s’agitent, se menacent, ont le verbe haut et violent (les gitans du cirque veulent « casser du noir » tandis que les noirs n’ont rien à cirer des problèmes de ces mecs qui vivent en roulotte…). Et nos trois flics se retrouvent entre deux feux tant bien que mal pour calmer tout ce petit monde dont les insultes sont à la hauteur des promesses de vengeance qui ne seront jamais tenues. Comme disait Tuco dans le Bon la Brute et le Truand « Quand on flingue on raconte pas sa vie » mais pas sur que tous ces mecs aient vu le film de Leone…Bon, passons mais ceci dit nos flics vont faire leur boulot de flic et retrouver le voleur, un gamin pré-ado. L’interpellation se passe mal et sous les jets des cannettes le LBD (Lanceur de Balle de Défense) va faire entendre son bruit sourd et détonnant et le pauvre gamin menotté va le prendre en pleine tronche. Bavure ? Accident ? Perte de contrôle ? Tout cela va trop vite pour se faire une idée et reconnaissons que la scène est très bien faite puisqu’elle permet au spectateur d’être lui aussi interpellé (sans mauvais jeu de mots) sans qu’il puisse se faire une idée nette et tranchée. Le résultat est là : un gamin git au sol inconscient. Que faire ? Entre le bon sens du flic de province qui demande à ses collègues de le porter à l’hôpital et la froideur calculée de ces derniers, froideur remplie néanmoins de peur que tout s’embrase rapidement, il y a un choix à faire. Et le choix va être vite fait. D’autant plus que toutes les images de cette interpellation musclée ont été filmées, filmées par un drône d’un gamin de la cité. Pour éviter le bruit et la fureur pas d’autre option que de mettre tout le monde sur le coup pour retrouver, le gamin, son drône et la carte mémoire dans laquelle se trouve la vidéo. Dès lors  tout le monde a peur que son joli pré carré soit remis en cause par un soulèvement de la cité et l’on assiste à cette collaboration improbable où toutes les connexions communautaires vont s’activer pour retrouver le gamin qui a filmé.
Il sera retrouvé (tout comme le lionceau d’ailleurs !), le drône sera détruit et la carte mémoire récupérée et au final tout ce beau monde demandera au gamin défiguré de bien fermer sa gueule et d’éviter de témoigner sur les réseaux sociaux ou BFM. Ce serait en effet très néfaste pour la sous-économie de la ville de Montfermeil.
Fin de journée, chacun rentre chez soi et ce sera le seul moment d’humanité dans ce film car le réalisateur nous offre quelques scènes montrant l’intimité de ces flics confronté au banal de leur vie quotidienne sans que celle-ci soit une vraie soupape de libération face aux tensions, insultes et menaces du quotidien.
Cette seconde partie du métrage se veut donc un peu plus grave que la précédente car le réalisateur pointe quelque peu les alliances contre nature selon le grand principe que face à un péril commun même les ennemis deviennent amis. Le message est plus affirmé et quelque part le film dénonce un peu plus car il est choquant que des intérêts de voyous soient préservés au delà de la santé d’un môme.

Mais bon tout va bien, nous avons la religion.
Très important ça la religion.
Ca permet de bien manipuler les masses ça, la religion.

Parce que le gamin pilotant le drône s’est réfugié chez un ancien trafiquant devenu imam et que là, flic ou combinard, blanc, black ou rebeu, tout le monde ferme bien sa gueule. Tout le monde sait que dans ce petit monde c’est lui qui fait la loi car c’est lui qui a le détonateur en main (sans mauvais jeu de mot) et qu’une banlieue qui s’embrase c’est autant d’adeptes en plus. C’est autant d’esprits à récupérer et de cerveaux à laver. Et là curieusement plus de message du réalisateur. Est-ce bien ? Pas bien ? Pas vraiment d’appréciation critique et c’est vraiment ce qui dérange.
Mais je reviendrai sur ce point un peu plus loin.

Dernier acte. Je ne vous ferai pas le détail des 20 dernières minutes du métrage pour éviter tout spoiler à ceux qui auraient l’intention de voir le film. Sachez juste qu’alors que La Haine mettait en exergue le décalage économique et culturel entre les banlieues et la capitale en foutant au pilori le principe de l’égalité des chances que nos gouvernants ont utilisé en torche-cul depuis tant et tant d’années, les gamins de Montfermeil ont bien compris l’hypocrisie du monde qui les entoure. Ils l’ont tellement bien comprise qu’ils ont une approche beaucoup plus nihiliste que dans le film de Kassovitz.

Mais c’était sans compter sur la religion.
Très important ça la religion.
Ca permet de bien manipuler les masses ça, la religion.
 
Et voilà tout l’affreux gâchis de ce film. Car sur le fond Les Misérables n’est pas un mauvais film mais il est un film malfaisant au regard de l’idée faussement naïve qu’il distille à savoir que la religion serait le refuge et que la religion serait presque au-dessus de tout ce petit monde. C’est une putain d’hérésie car la religion est partie prenante et agissante de toutes ces communautés. Et quelque part toute la bienveillance avec laquelle ces hommes sont présentés me va bien mais il reste que le message en filigrane que la religion serait le seul sanctuaire est une vraie insulte à tout le travail des travailleurs sociaux qui tant bien que mal font ce qu’ils peuvent, une insulte à toutes ces bonnes âmes qui donnent de leur temps et de leur énergie pour dynamiser un quartier ou une cité, une insulte à tout ce qui a pu être accompli depuis tant et tant d’années. Tout n’a pas été un succès loin s’en faut, mais on ne peut pas distiller dans l’esprit de gamins que la seule personne qui va les comprendre et les aider c’est l’homme de foi. C’est beaucoup trop dangereux d’un point de vue manipulation mentale. De la même façon que le clergé chrétien a entretenu pendant des centaines d’années l’ignorance des croyants se plaçant ainsi au-dessus de la mêlée (après tout eux savaient lire et les autres n’étaient qu’un tas d’incultes), on ne me fera pas croire que le discours ait changé en 2019 et ce, quelle que soit la religion en question.

Depuis que le monde est monde l’Humain n’a eu de cesse de se massacrer au nom d’une religion. Faire un film qui insiste à ce point sur l’aspect salvateur de la croyance me met profondément mal à l’aise parce c’est envoyer se faire foutre le libre arbitre, la conscience et l’esprit critique et ça c’est pas tolérable. C’est envoyer se faire foutre tout ce qui fait qu’une nation se retrouve unie derrière son unique drapeau lors d’une finale de coupe du monde (scène d’ouverture du film) quelles que soient origine, couleur de peau ou religion. C’est envoyer se faire foutre tout ce qui fait la richesse dans sa diversité de notre pays.
Il serait temps de réaliser un « bel autodafé » comme disait Voltaire de toutes ces idoles car je ne suis pas certain qu’en 2000 ans d’histoire passer du Christ rédempteur à l’Imam sauveur va vraiment arranger nos bidons.
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Message par surfeur51 Mar 26 Nov - 17:23

Merci beaucoup pour cette analyse particulièrement argumentée, surtout compte tenu de l'importance du sujet. Je ne peux que te suivre dans la critique des religions quand elles sont là pour exercer un pouvoir sur les faibles. J'avais d'ailleurs proposé un top sur le fanatisme religieux au cinéma, rassemblant tous les films dénonçant les excès auquels se sont livrés des gens sensés aider les autres. Des films comme "Agora", "Le Nom de la Rose", Timbuktu", "La Lapidation de Soraya M.", "Les Diables" et autres "Apocalypto" ont montré que toutes les religions ont, à un moment ou un autre, conduit à des horreurs injustifiables. Je te suivrai donc aisément quand tu écris "Faire un film qui insiste à ce point sur l’aspect salvateur de la croyance me met profondément mal à l’aise parce c’est envoyer se faire foutre le libre arbitre, la conscience et l’esprit critique et ça c’est pas tolérable." et dire cela n'est absolument pas méconnaitre le dévouement de ceux qui consacrent leur vie à aider les plus pauvres ou les plus faibles.
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Message par snaky930 Mer 27 Nov - 4:45

Ah ben merde, un film de propagande... qui va peut-être (sans doute) être sélectionné pour les Oscars !

Vu sur le net :

Impressionné par le film « Les Misérables », Macron demande au gouvernement de se dépêcher de trouver des idées pour améliorer les conditions de vie dans les quartiers «  ( JDD )

Emmanuel Macron se décide à agir après avoir vu “Les Misérables” ( les inrocks )


C'est inquiétant tout cela Rolling Eyes
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